L’islam sera spirituel ou ne sera plus

Edité par Le Seuil, Paris, 2009, 217 p. (en cours de traduction en arabe).
L’islam serait inconciliable avec la modernité, à moins de se repenser sur des bases rationalistes ? Se différenciant de cette position majoritaire chez les penseurs contemporains, musulmans ou non, Éric Geoffroy appelle à une voie plus radicale, celle d’une refonte du sens : non plus se limiter à l’horizon de la « réforme », du droit notamment, mais s’efforcer de saisir, par la spiritualité, les données de la révélation coranique

 

Cet ijtihâd spirituel, promu par les soufis depuis l’époque médiévale, est seul capable d’interrompre le processus de sclérose qui a fini par générer une véritable inversion des valeurs islamiques initiales. Tel un noyau en fusion, il a le pouvoir de vivifier l’écorce de la forme religieuse, en réévaluant les rapports entre raison et supra-raison, entre Loi et esprit de la Loi.

Dans notre contexte de mondialisation et de postmodernité, cette « révolution » du sens islamique se doit de convoquer également la pensée occidentale. Et cela d’autant plus que le ciel de la spiritualité s’est aujourd’hui refermé : en « Orient » où l’on instrumentalise la religion, en Occident où le nihilisme produit l’errance morale. Le soufisme ne pourrait-il dès lors constituer une alternative au « désenchantement du monde » ?

 

Dossier de presse :
Jennifer Schwarz, Le Monde des Religions, mai-juin 2009, p. 68 :
« … Le combat livré par Geoffroy est spirituel, radical. Il prône une révolution du sens, un ‘‘retour à la source’’. Au-delà de la seule raison, mais aussi au-delà de la seule foi, régie par les dogmes, il en appelle à une quête de l’excellence. Seule la dimension spirituelle pour ouvrir la conscience humaine, ouvrir le coeur et déchirer le voile opaque des faux-semblants. Les repères sont intérieurs ne seront pas. L’islam sera spirituel ou ne sera plus ».

Jean-Michel Bélorgey, Conseiller d’Etat, Les Carnets d’Etudes :
« …Il faut lire Eric Geoffroy, non seulement pour mieux comprendre le soufisme, le réformisme musulman, l’Islam, et leur richesses, l’ambition universelle, au bon sens du terme (voir Adorno), qui les anime, à leur meilleur, mais encore pour prendre refuge (comme disent les Bouddhistes), au milieu de la tourmente, dans une réflexion à la fois savante et généreuse, qui est déjà de l’ordre de l’action ».

Martine de Sauto, La Croix du 10 / 09 / 2009 :
« … Dans un livre si le nom est engagé, Éric E. Geoffroy, spécialiste du soufisme auxquelles il s’est converti, réexamine les valeurs essentielles de l’islam, dont la compréhension a été ‘‘tronquée’’, ‘‘dévoyée’’, voire ‘’inversée’’… ».

 

Revue Qantara (Institut du Monde Arabe) :
« L’islam est condamné à se régénérer, message d’Éric Geoffroy… Ce qu’il appelle de ses voeux pourtant, ce n’est point une ‘‘ré-forme’’ similaire à celle d’un Tariq Ramadan appelant à injecter un peu plus de rationalité dans la pratique des gardiens de la loi, mais une refonte du sens, un retour à la spiritualité telle qu’elle s’épanouit notamment dans le soufisme. La postmodernité en serait le moment propice ».

Saad Khiari, IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques)

« …Cette analyse que l’on retrouvera tout au long de l’ouvrage est remarquable de clarté et de pertinence car, non seulement elle remet sur le tapis le débat jusque-là toujours esquivé sur le retard (fixisme) des sociétés islamiques mais surtout elle en attribue très clairement la responsabilité aux quatre grandes écoles juridiques (madhahib) qui ont imposé leur diktat au détriment de l’esprit même de « l’ijtihad » qui donne la primauté à l’effort individuel sur l’effort collectif… ».

Jean-René Huleu, SaphirNews.com : La révolution du sens :

 

« ‘‘J’avais l’impression en écrivant d’être le canal de quelque chose qui me dépassait’’, disait modestement Éric Geoffroy aux personnes venues le féliciter à l’issue d’un débat à l’Institut du monde arabe (IMA) sur son dernier ouvrage, « L’islam sera spirituel ou ne sera plus ». À la lecture de son livre, on trouve incontestablement une parole libre, un propos radical, au service de ce qui pourrait être une force régénérante : un mouvement de la religion vers une conscience d’ordre mystique… ».

Jean-René Huleu, SaphirNews.com : La révolution du sens :

 

« ‘‘J’avais l’impression en écrivant d’être le canal de quelque chose qui me dépassait’’, disait modestement Éric Geoffroy aux personnes venues le féliciter à l’issue d’un débat à l’Institut du monde arabe (IMA) sur son dernier ouvrage, « L’islam sera spirituel ou ne sera plus ». À la lecture de son livre, on trouve incontestablement une parole libre, un propos radical, au service de ce qui pourrait être une force régénérante : un mouvement de la religion vers une conscience d’ordre mystique… ».